El porqué de este blog.

Con mi algo de experiencia profesional en comercio internacional y algo más en el uso de la información que se hace en este campo, quiero recoger en este blog aquellas opiniones, argumentaciones o diagnósticos que nos aporten más conocimiento en materia de IEI.
Y continuar así mi recorrido por la Inteligencia Económica que empecé allá por 1996, en París.

Estoy convencida de que la Inteligencia Económica Internacional es una potente herramienta para reforzar la competitividad de las empresas españolas, de los profesionales y de los expertos públicos o privados en el campo del comercio internacional.

Espero compartir opiniones, debates y propuestas, siempre con un enfoque abierto a los escenarios globales.
Y no sólo en este blog: espero también en ASEPIC, Asociación Española para la Promoción de la Inteligencia Competiva, de la que soy socio individual (www.asepic.com.es).

Inés Robredo.
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lunes, 14 de octubre de 2013

1995: 18 años no es nada en la UE, seguimos en la brecha en 2013

Hoy quiero volver a Diciembre 1995, cuando aprueba la Comisión Europea el Libro Verde para la Innovación.

No es un anuversario redondo, es un no-cumpleaños como otros muchos que celebramos en la materia.
El pasado viernes tuve ocasión de coincidir en un acto privado (*) con Arturo Menéndez, y por eso he vuelto a tirar del hilo, para hacer memoria de lo mucho ya hecho, y para seguir en lo que estamos, en innovación y en inteligencia.
Lo completaré en sucesivos posts.

Y he vuelto a bucear en el Libro Verde, en el que la Línea de Acción nº 11 decía ya entonces en la versión francesa:

"- 11. Développer les actions d'"intelligence économique":
le Livre vert suggère que la formation des futurs dirigeants, ingénieurs, chercheurs et cadres commerciaux inclue la sensibilisation à l'intelligence économique afin d'entretenir la motivation permanente des entreprises à ce sujet.
Il invite par ailleurs les Etats membres à créer un environnement favorable à l'émergence d'une offre de services privés aux entreprises dans ce domaine.
L'intelligence économique peut être définie comme l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, à des fins d'exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques.
Elle inclut la protection de l'information considérée comme sensible pour l'entreprise concernée.


Todo está ya en esa definición y en las líneas de aplicación que desarrollan esa línea de acción, en el propio Libro Verde, páginas 48 y 49:

"Piste d'actions 11: Développer les actions "d'intelligence économique"
Il paraît souhaitable de préciser les voies et les moyens pour:

au plan national et régional,

- intensifier les actions de sensibilisation des entreprises, notamment des PME, à la nécessité et aux méthodes de "l'intelligence économique". Ces actions de sensibilisation pourraient s'adresser aussi aux administrations afin qu’elles prennent conscience de leur rôle et responsabilité en la matière, •
- créer un environnement favorable à l'émergence d'une offre de services privés aux entreprises dans ce domaine;
- inclure dans la formation supérieure des futurs dirigeants, ingénieurs, chercheurs et cadres commerciaux, des modules de sensibilisation à l'intelligence économique afin d'entretenir la motivation permanente des entreprises à ce sujet;
- mettre en place des instances de concertation à l'instar de ce qui s'est fait en Suède, France et au Royaume-Uni;
- encourager à une réflexion au plan régional dans ce domaine (au besoin et si applicable avec l'aide des Fonds Structurels, en utilisant les leçons de l'expérience des Stratégies Régionales d'Innovation de l'article 10 du FEDER et du Programme Innovation);
- mettre en exergue les expériences réussies d'entreprises ou de groupements de PME;

au niveau de la Communauté:

- faciliter l'interconnexion éventuelle des instances nationales de concertation/orientation et l'échange de bonnes pratiques entre régions et pays;
- renforcer l'expertise scientifique de certaines délégations de la Commission dans les pays tiers pour assurer une mission de veille scientifique et fournir à l'Union des analyses sur l'évolution de la recherche à l'étranger; •
- lancer des actions d'aide aux PME en utilisant les programmes existants (par exemple, l'initiative PME des Fonds Structurels ou programme INNOVATION). Cette action pilote pourrait inclure une incitation aux actions collectives dans ce domaine, ou encore un appui spécifique pour les entreprises nouvelles innovantes en matière d'information sur les marchés mondiaux. Certaines des actions mises en oeuvre dans le cadre de l'initiative PME pourraient par exemple être valorisées par l'organisation d'échanges d'expériences et d'actions de coopération entre organismes régionaux ou locaux de pays différents qui assistent les PME dans leurs démarches d'innovation;
- accentuer les efforts pour mieux exploiter et rendre plus largement disponible les ressources et gisements internes d'information de la Communauté; à cet égard un projet pourrait être lancé, par appel d'offres, visant à faire l'inventaire de l'existant, définir les spécifications d'un système expert plurilingue de navigation dans les larges gisements d'information en utilisant les techniques multimédia, en déterminer la faisabilité et les éléments de coût. Ce projet s'appuierait sur une étude préalable des pratiques nationales dans la Communauté et au-delà, mettant l'accent sur les méthodes et procédures concrètes de collecte, gestion, traitement et mise en commun de l'information."


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(*) In Memoriam - Miguel Angel Casuso (1948 - 2013)

Enlaces para la consulta:
1. Libro Verde de la Innovación -
http://europa.eu/documents/comm/green_papers/pdf/com95_688_fr.pdf - (pg 48 y 49)
2. nota de prensa de la CE - http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&RCN=5321

lunes, 24 de agosto de 2009

Creatividad y competitividad en las organizaciones - pros y contras, julio 2009

Fuente: el blog E-FI., de lemonde.fr, con la colaboración de escp-eap y sus profesores
http://ecofi.blog.lemonde.fr/2009/07/30/co-creation-les-nouvelles-regles-du-jeu/

- IEI -
Descubierto este blog en la página de escp-eap madrid.
Y en esta primera lectura, he seleccionado este post, con origen en el libro de C.K. Prahalad, The Future of Competition: Co-Creating Unique Value With Customers y en un estudio sobre premios a la creatividad, http://www.thecreativitymarket.com/upload/pdf/prix-co-creation.pdf

Discute los pros y contras de la gestión de la creatividad, organizativa o no, dentro de las empresas y con sus clientes.
Trabajo en grupo y en equipo y networking para la innovación: del crowdsourcing a la co-creación. Y todo un reto para las organizaciones, también para las internacionales.

"30 juillet 2009
Co-création : les nouvelles règles du jeu


Combien de fois vous êtes-vous dit cette semaine : « Ah! C’est mal fait ! », ou encore, « Ah! Pourquoi ça n’existe pas ? » ? Frustrés mais impuissants, vous avez envoyé votre idée aux oubliettes. Les entreprises ont pourtant besoin de ces idées trouvées ou développées par les utilisateurs car elles correspondent à une vraie demande. Les entreprises ont besoin de co-création.
La co-création pourrait se développer au point de devenir centrale dans nos économies fondées sur la consommation. Au sens de l’École de la régulation, la co-création pourrait générer un nouveau mode de régulation qui place les parties prenantes d’une entreprise (clients, employés …) au centre du processus d’innovation et de communication. C’est l’interprétation que l’on peut faire de l’idée de C.K. Prahalad dans son ouvrage, The Future of Competition: Co-Creating Unique Value With Customers.

Ainsi, Google permet à ses employés de développer les outils du web de demain en les laissant libres 20% de leur temps de travail. Il offre aux utilisateurs de commenter les recherches du GoogleLab. Google Earth ou le récent «Undo» sur Gmail témoignent de la puissance de la co-création comme moyen d’innovation alternatif aux laboratoires fermés.
Mais ces succès cachent souvent les milliers d’échecs dans le domaine, échecs qui, par définition, restent dans l’anonymat. Ces fortunes ou infortunes tiennent aux conditions d’organisation et de gestion de la co-création.
Une des meilleures méthodes pour stimuler la créativité est l’organisation d’un concours doté d’un prix.

Les prix se classent en plusieurs catégories. Certains sont attribués pour des travaux déjà réalisés (Nobel, Pulitzer ou médaille Fields) alors que les autres cherchent à inciter des agents à accomplir un travail futur. Parmi ces derniers, certains ont des objectifs déterminés a priori (retrouver les Dalton morts ou vifs), d’autres ont des résultats inconnus au lancement du concours (concours photos).

Une récente étude tire les conclusions suivantes. Un concours génère toujours de la duplication d’effort. Plusieurs cerveaux butent sur les mêmes problèmes, chacun gardant pour lui ses intuitions par crainte de perdre le prix au profit d’un autre. Diviser le concours en plusieurs phases permet de contrer cet écueil.

A chaque phase, il faut des vainqueurs qui partagent leur travail. A la phase suivante, les perdants peuvent s’inspirer de ces travaux pour apporter des intuitions que le créateur original n’aurait pas eues : personne n’aurait pu inventer un avion supersonique sans bénéficier de toutes les avancées de ses prédécesseurs. L’aviation est un domaine qui a beaucoup progressé à coup de concours divisés en beaucoup de phases (concours pour voler 25 mètres, puis 1 km, etc).

L’idée est de passer du crowdsourcing (utiliser la créativité, l’intelligence ou le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes) à la co-création ; d’un mode de création horizontal où chacun apporte son idée à un mode vertical où chacun construit sur les idées des autres. Eternellement, le groupe dépasse la somme des individus. Et il s’agit d’en tirer parti.

Un concours c’est aussi un gain pour les vainqueurs, donc une espérance de rémunération (argent, renommée, critique ou progrès). Or un individu veut toujours plus, mais se lasse de tout, même de l’argent. L’utilité de son gain est donc croissante (plus il en a, mieux il se porte). Mais parallèlement, les 1000 premiers euros gagnés procurent plus de plaisir que ceux qui vous font passer de 10 000 à 11 000 euros, pourtant l’accroissement est le même (fonction d’utilité concave).

Ainsi, il est préférable de multiplier le nombre de vainqueur au détriment de la dotation pour le premier. Il vaut mieux répartir les gains que les concentrer.
D’autres concours veulent attirer uniquement les meilleurs, considérés comme seuls capables de faire avancer le schmilblick dans les domaines techniques. Dans ce cas, la répartition doit être faible (beaucoup pour le meilleur).

D’autres concours encore cherchent une grande diversité d’idées moins techniques ou cherchent juste à générer du contenu et donc des créatifs moins experts. Ici, la dotation doit être plus répartie. Pour chaque profil de co-créateur ciblé correspond un niveau de répartition.
Pour optimiser la co-création par des concours, il faut diviser le concours en plusieurs phases, qui récompensent chacune plusieurs vainqueurs. Souvent, d’ailleurs, les premières phases, proches d’un brainstorming doivent avoir une dotation très répartie. Le nombre de vainqueurs doit se réduire au fur et à mesure des phases et de la technicité croissante.

La co-création en est encore à ses débuts, mais a déjà fait ses preuves. Le prochain défi est de définir un cadre théorique et pratique pour la co-création. Il faut liquider les préjugés qui consistent à penser que les initiatives sauvages et désorganisées du web fonctionnent toutes seules. Il s’agit d’un domaine exigeant qui demande du travail en amont et en aval. Les miracles n’existent pas plus sur le web que dans le monde off-line.
Jacques Tiberghien et Vincent Metzger."

miércoles, 19 de agosto de 2009

ESCP EAP - un informe que leer para buscar similitudes (mayo 2009)

Pour une nouvelle vision de l'innovation - mai 2009
Fuente: ESCP EAP
http://www.escpeurope.eu/fileadmin/user_uploads/News/Rapport_Morand_Manceau_-_Pour_une_nouvelle_vision_de_l_innovation_-_ESCP_Europe_2009.pdf

Pascal Morand, Directeur Général de ESCP Europe, et Delphine Manceau, Professeur de Marketing à ESCP Europe, ont remis le rapport "Pour une nouvelle vision de l’innovation" à Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, le 30 avril 2009.

Fruit d’un travail collectif mené par des experts académiques et s’appuyant sur des témoignages de dirigeants d’entreprises, ce rapport avait été demandé par Christine Lagarde à la suite du rapport "Mondialisation : changeons de posture" remis en 2007 par un groupe de travail international présidé par Pascal Morand.

"L’innovation est la clé pour sortir la crise, mais une innovation élargie et repensée, qui se déploie dans le tissu économique tout en étant accompagnée par l’action publique au niveau français mais aussi européen", souligne Pascal Morand.

Montrant que les performances de la France sont insuffisantes en la matière et que l’innovation non technologique y est trop souvent négligée, le rapport plaide pour une vision élargie de l’innovation qui ne se limite pas à la R&D (recherche et développement), mais intègre un travail sur les usages, les modèles économiques, le design et le marketing. Il suggère une mobilisation des pouvoirs publics en vue de faire évoluer la vision de l’innovation dans notre pays.

Pascal Morand et Delphine Manceau proposent de nouveaux indicateurs de mesure de la capacité d’innovation et présentent 10 pistes d’actions à destination des pouvoirs publics. Sont notamment proposés la création d’un institut de la compétitivité et de l’innovation, la création d’un label valorisant les entreprises ayant mis en place des processus favorables à l’innovation, une annexe comptable facultative permettant aux entreprises de valoriser les actifs immatériels développés en interne et une politique d’enseignement favorisant davantage la transversalité, la créativité et la prise de risque. "

IEI - Destacar la participación empresarial
> analizar las 10 pistas de acción para la admon. pública, para destacar similitudes y posibles propuestas.

miércoles, 24 de junio de 2009

J. Attali, la crisis empeora - junio 2009

Fuente: l'Express. Blog de Jacques Attali
http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/06/passer-aux-choses-serieuses.php

Passer aux choses sérieuses - le 3 juin 2009 7h21 par Jacques Attali

"Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.
Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.

L’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles , l’Union ne se donne aucun moyen nouveau ni pour protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est presque certain : un marché immobilier en baisse ; une surcapacité de production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra , malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 % du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les élites scientifiques et techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la révélation des fortunes faites dans la finance .

Il faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans ; elle débouchera sur un décrochage de l’Europe et de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des révolutions en cours.
Agir, c’est donc relancer massivement l’industrie par des dépenses clairement ciblées sur les secteurs d’avenir : la santé, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’environnement, les nouveaux matériaux, les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de pointe et les industries culturelles. Et pour cela augmenter significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, c'est-à-dire de tous ceux, qui par leur créativité apportent aux pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et des privilèges de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. C’est accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses d’avenir. C’est promouvoir de nouveaux modèles d’entreprises, plus soucieux du long terme, et proches de ceux des ONG et des services publics ; c’est orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme, et non vers le profit pour compte propre.

Ce n’est pas d’un nouveau plan de relance que nous avons besoin, mais d’une véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en particulier d’une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de notre survie. "
j@attali.com